


« Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre coeur »
— Jérémie 29:13

Aroha et bienvenue dans mon monde !
Aroha…
tourner son regard vers le souffle.
Porter son attention vers la vie.
De aro — faire face, accueillir, reconnaître.
De ha — le souffle, l’essence vitale, ce qui anime l’invisible.
Aroha, c’est choisir la vie.
C’est revenir au souffle.
C’est ce que j’ai appris dans une traversée du désert de sept années, où tout s’est défait lentement, jusqu’au silence et au dénuement.
Un ancien monde qui s’est effondré… pour laisser place à l’essentiel : l'essence du ciel...
Comme une chrysalide.
Comme un être en gestation dans l’obscurité, préparant sans le savoir son premier envol.
Cette traversée s’est déroulée principalement à Tahiti.
Ici, l’océan (moana) est une matrice.
Tout naît de lui, tout y retourne.
Les îles ne sont pas de simples terres :
elles émergent comme des êtres vivants, enfants du monde invisible, portés par le mana — cette force sacrée qui traverse toute chose.
Tahiti, « la terre qui se lève », porte déjà son mystère dans son nom :
naissance, lumière, émergence.
Là où la mer rencontre le ciel, et où la matière reçoit le souffle.
Au commencement de cette traversée, une question m’a été donnée :
« Qui es-tu, sans tout ce que tu portes ? »
Et cette invitation : ne plus se remplir, mais laisser germer.
Faire de la place.
Écouter.
Respirer.
Comme une fleur qui s’ouvre sans être forcée.
Qui a besoin de temps, de lumière, de douceur… et d’Amour.
Comme l'hibiscus rouge qui s'ouvre chaque matin sous le soleil de Tahiti, Rose de Tahiti est née d'une traversée où le souffle a remplacé le contrôle, où la grâce a remplacé l'effort, et où la vie a fini par fleurir de nouveau.
NB
Dans les langues polynésiennes anciennes, salutation et bénédiction se confondent souvent.
Aroha est un souffle adressé à l’autre : amour, paix, compassion, vie.














